Bilan de mon année Erasmus

Ça y est, mon année Erasmus a touché à sa fin. Un peu prématurément à cause de la situation actuelle mais bon, ça devait bien se finir un jour. Je suis quand même hyper contente de rentrer chez moi, en France, de retrouver ma famille et bientôt les copains ! (on croise les doigts).

Quand je suis rentrée, mon frère m’a demandé de résumé mon année en 3 mots. Pas facile pour résumé 10 mois à l’étranger en 3 mots… Mais j’ai accepté le défi et j’ai commencé à me creuser la tête pour trouver ces 3 mots. Au début, je pensais à Voyage, Rencontre et Découvrir. Ça résume plutôt bien mon année, mais le mot Voyage me dérangeait un peu. Oui j’ai voyagé durant cette année mais ça ne résume pas assez bien mes expériences à mon goût. Après une grande réflexion, et environ 1 journée à re-regarder mes photos de Norvège, j’ai opté pour ces 3 mots là : Rencontre, Découvrir et Dépaysement.

Une année riche en rencontre

Quand j’ai postulé pour partir en année Erasmus, je ne pensais pas une seule seconde faire la rencontre d’autant de nationalités différentes et surtout je ne pensais pas pouvoir garder contacte avec eux par la suite. J’ai eu la chance de passer mon premier semestre entourée de plusieurs nationalités : 3 Italiens, 2 Espagnoles, un autre Français (mon acolyte avec qui j’ai fait les 400 coups), une Slovène, un Finlandais et une Danoise. On se serait cru dans l’Auberge Espagnole ! C’était, pour la majorité, notre première expérience Erasmus et franchement, je ne pouvais pas rêver mieux. Il est tellement plus facile de s’intégrer au sein d’un groupe ou d’une université quand on sait qu’on est tous dans la même galère. J’avais quand même l’impression d’être la brêle du groupe mais justement, ça m’a tiré vers le haut. Ce premier semestre, j’en ai profité à fond et à chaque instant car je savais que ça ne durerait que le temps d’un semestre. Et oui, c’est le seul ennui à venir tous d’une université différente: on ne reste pas tous la même durée. La Slovène ne restait que 4 mois, la Danoise 6 mois, les autres 5 mois et moi 1 an. C’était, pour être complètement transparente avec toi, le meilleur des 2 semestres. Au deuxième semestre, qui au passage n’a duré que 2 mois à cause du COVID-19, nous n’étions que 3 Erasmus : 2 Françaises et une Finlandaise.

J’ai reçu plusieurs questions concernant les nationalités rencontrées, la vie avec les norvégiens et en communauté. Je vais donc y répondre dans cette partie.

Combien de nationalités différentes as tu rencontrées pendant ton année ? Et avec lesquelles as tu le plus accroché ? J’ai rencontré au total 6 nationalités différentes, en comptant les norvégiens que j’ai rencontrés lors de mon intégration, de ma collocation et des cours. Toutes les nationalités étaient accueillantes, drôle et gentilles. J’ai beaucoup accroché avec les Espagnols, la Slovaine et la Danoise. C’est d’ailleurs avec eux que je suis partie à Tromsø faire du chien de traîneau. 

Les Norvégiens sont ils aussi distant qu’on le dit au premier abord ? C’est vrai. Les Norvégiens, comme les Finlandais d’ailleurs, sont très distants au premier abord. Déjà on se serre la main quand on se rencontre, ce qui était très bizarre pour moi petite française faisant la bise h24. Pour eux, mettre de la distance au premier abord est signe de politesse. Mais une fois qu’on a appris à les connaître, ils deviennent très avenants et tactiles. Le jour et la nuit !

Comment s’est passé la vie en colocation ? Globalement bien, même si des fois ça me tapait sur le système… C’était ma première expérience en coloc. Le côté positif était d’être entourée de Norvegiens, et donc de parler anglais constamment. Nous étions 5 dans la coloc, 2 dont je suis devenue amie par la suite et 2 autres que j’ai très peu vu. Et le côté négatif c’était la répartition des tâches ménagères… Pour faire cours, j’ai nettoyé l’appartement pendant 10 mois. Je ne suis pas maniaque mais je ne supporte pas la vaisselle sale dans l’évier, les poêles qui restent sur les plaques et les plans de travail recouverts de miettes qui finissaient bien évidemment parterre. La coloc c’est sympa mais que pour le côté social !

Découvrir un nouveau pays

Comme je te l’ai sûrement déjà dit, il m’était impossible de partir en Erasmus dans un pays que j’avais déjà eu l’occasion de visiter. La Norvège est venue comme une évidence pour moi, je ne me voyais pas ailleurs. De plus, faire une année à l’étranger était nécessaire pour moi, là aussi je ne me voyais pas ailleurs. Je ne regrette absolument pas mon choix. J’ai vécu une année incroyable et riche en rencontre et découverte. Il faut dire qu’en 1 an j’ai eu le temps de me balader. Même si la situation actuelle à empêcher quelques petites excursions dans le sud du pays, j’ai quand même eu la chance d’en profiter au maximum. J’ai bien profité du nord avec mètres incalculable de neige et ses aurores boréales à couper le souffle (ça me manquera beaucoup l’hiver prochain…). J’ai également pu visiter le sud, et notamment la région d’Oslo qui est super jolie. Mais je garde une préférence pour le nord qui, je trouve, à beaucoup plus de charme. Bref, cette année a été si riche de découvertes, je ne m’attendais pas à en vivre autant.

Place aux questions !

Pourquoi la Norvège ? Comme je le disais juste avant, c’était une évidence pour moi. J’ai hésité entre la Finlande et la Norvège, la Finlande était mon deuxième choix. De plus, je voulais vivre une expérience inoubliable, au cours de laquelle je pourrais vivre des moments incroyables. Bingo ! ça n’a pas loupé, Entre chien de traineau, aurores boréale, midnight sun et ice bath, je ne pouvais pas rêver mieux.

Est-ce que tu appréhendais ton arrivée là-bas ? Oui, beaucoup même. C’était tout nouveau pour moi, j’étais déjà partie seule à l’étranger mais jamais pour plusieurs mois. J’appréhendais beaucoup mon arrivée et je ne te raconte même pas combien de questions je me posais à la seconde : est-ce que je vais bine m’entendre avec les autres, est-ce que je vais réussir à suivre les cours en Anglais, est-ce que je vais pouvoir voyager avec les autres Erasmus, et surtout est-ce qu’il y aura d’autres Français ?! Enfin bref, le stress était bien là.

Un Dépaysement sans nom

Ce qui comptait le plus pour moi c’était de vivre une année hors du commun, des expériences uniques que je n’aurais peut être pas l’occasion de revivre. Je savais que je pourrais vivre tout ça en Norvège, et même plus encore. J’y ai découvert une autre culture, une autre langue (que je ne parle pas du tout…) et un autre mode de vie. Pendant quelques mois j’ai vécu telle une petite Norvégienne, et j’ai adoré ça ! Il faut dire que je passais inaperçue dans le paysage, au milieu de ces autres blonds aux yeux bleus et à la peau toute blanche.

Le dépaysement c’est fait très rapidement. En quelques mois je m’étais faite à la nouvelle petite vie et à partir de la tout est allée très vite. Le plus dur a été de vivre les nuits polaires. 24h de nuit totale ça fait tout bizarre ! Heureusement je n’en ai pas vécu beaucoup mais bon 2 semaines suffisent pour bien comprendre l’effet qu’elles ont sur l’organisme. C’est à ce moment là que j’ai commencé la luminothérapie, c’est ce qui m’a sauvé de la dépression. 2h à 4h par jour suffisent pour te redonner la pêche. Mais bon, ça ne rendait pas les nuits polaires agréables pour autant. Et enfin, le meilleur moment fut le mois d’Août et surtout le midnight sun. 24h de soleil, avec un léger coucher/lever de soleil vers 2h du matin. Un vrai bonheur. Contrairement aux nuits polaires, pendant le midnight sun, j’avais la pêche tout le temps. Impossible de m’endormir et chaque « nuits » ressemblaient plus à des siestes.

Voilà le résumer de mon année à Harstad. Vivre des choses que je ne pourrais pas vivre ailleurs. C’est exactement comme ça que je définis mon année : Rencontre, Découverte, Dépaysement.

J’ai déjà hâte de vivre ma prochaine aventure ♡

Publié par Brainy Blonde

Blogueuse en herbe, passionnée de mode et de voyage.

2 commentaires sur « Bilan de mon année Erasmus »

  1. J’avais adoré mon expérience universitaire à l’étranger. J’étais partie 8 mois à Toronto, une année riche en rencontres aussi, un nouveau pays également…mais aussi la vie en hiver là bas, un hiver bien plus intense qu’en France ! je te souhaite de repartir dès que tu peux ☺️

    Aimé par 1 personne

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :